Puis vint rapidement la première expérience professionnelle. Après seulement quelques journées d’exercice, on m’envoie prendre la parole au Grenelle de l’insertion. On est satisfait de mon travail, mais je ne parviens pas à faire taire mon terrible syndrome de l’imposture. Il me prend beaucoup d’énergie alors que mes ennuis de santé ne sont pas réglés. Pour autant, j’apprends beaucoup : animation de groupes, lobbying, développement de partenariat, communication…
Quelques années plus tard, concernée par les problématiques de transformation digitale, je crée ma première société. Je n’avais pas anticipé toutes les difficultés que pouvaient recouvrir le fait d’être une femme entrepreneure. Prospecter, networker, exposer sa singularité, se vendre, intervenir en public sur ses expertises… Mais pas le choix, malgré ma santé toujours fragile, j’apprends à m’adapter, créer des opportunités, rebondir, gérer l’angoisse inhérente à l’absence de visibilité, gérer les clients, pitcher, fidéliser, apprendre en continu, équilibrer vie professionnelle et vie privée…
Pendant ces années, j’ai alors développé un réel intérêt dans l’accompagnement des personnes qui cherchent à concilier bien-être, santé et performance. C’est ainsi que j’ai obtenu la certification de sophrologue et suivi une formation en thérapie comportementale et cognitive dite de troisième vague. Je me suis alors naturellement orientée dans l’accompagnement de personnes qui souhaitent sortir de leurs peurs et de leurs limitations (stress, syndrome de l’imposture, manque de confiance en soi) pour réussir dans les projets importants de leur vie.